Par Serge Misrai,
Dans le domaine de la Culture, -vaste domaine!- il y a eu ‘’des décennies de mauvaises habitudes’’ à déclaré récemment Nicolas Sarkozy pour qui, sans aucun doute, ’’faut qu’ça change!’’
Ces paroles quasi prophétiques ont dû sans doute servir de musique d’accompagnement aux oreilles des professionnels et des responsables de la Culture dans notre pays, et notamment du Ministre, Madame Christine Albanel , qui a présidé aux entretiens de Valois. Ces entretiens commencés en février 2008 ont pris fin le 30 janvier 2009, ont marqué un cycle d’une année de discussions, d’examens de conscience et de réflexions menés avec l’ensemble des professionnels du spectacle vivant.
Tout le monde est tombé d’accord sur l’urgence de la clarification de la politique de l’Etat en matière d’aides publiques -la mise sur pied d’une demande de subvention relève aujourd’hui du parcours du combattant ! -. Cette clarification passe par la nécessaire remise à plat de la gouvernance des politiques culturelles et la prise en compte à brève échéance du besoin impérieux d’une meilleure circulation des œuvres et des artistes.
En clair, cela veut dire que pour les réformes à venir, il faudra examiner avec attention un certain nombre de propositions formulées lors de ces entretiens
A retenir, d’abord, la mise en place d’un observatoire national du spectacle vivant. II est en effet important de savoir exactement quelle place occupe réellement le spectacle vivant dans l’économie de notre pays, ce secteur étant jusqu’à présent considéré comme le parent pauvre, notamment pour ce qui concerne les jeunes créateurs. Dans la France de 2009, il devient nécessaire que le législateur se préoccupe enfin de mettre en place une véritable politique de soutien au spectacle vivant et à la création qui participent au rayonnement culturel de notre pays dans le monde au même titre que la musique ou le cinéma.
Selon les propositions des professionnels soutenues notamment par la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) il faut que soit mis en place rapidement un Centre National du spectacle vivant qui aura pour mission de veiller à la transparence et à la régulation de ce secteur, notamment en apportant aide et soutien tant pour la création que pour la diffusion d’œuvres.
Enfin, dernier point, et probablement le plus important, associer les créateurs et les auteurs au fonctionnement et à la direction des lieux de création et des théâtres publics.
Il devient de plus en plus nécessaire dans la France d’aujourd’hui que soit valorisée la Culture comme enjeu de civilisation et il faut que soit reconnu le rôle des artistes et des créateurs comme acteurs à part entière du rayonnement de l’image de notre pays dans le monde.
mardi 24 mars 2009
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